Les hommes et leurs outils
Un site de production Haute Qualité Environnementale
Les Ateliers Aubert-Labansat comptent parmi les toutes premières entreprises en Normandie à avoir pensé et bâti leur site de production dans le respect total des normes Haute Qualité Environnementale.
Label HQE à la clé. Une démarche dictée par le bon sens et l’éthique du métier.
Situés sur le site du Vaudôme, autrefois appelé le « Viel-Vaudôme », les nouveaux ateliers de restauration de Monuments Historiques – menuiserie / charpente – ont été construits avec le label Haute Qualité Environnementale.
L’origine de ce site remonte aux années 1390 où Jean Potier, sieur de Boisroger, lieutenant au baillage de Costentin, en fût le premier acquéreur.
Ses descendants conserveront le « Viel-Vaudôme » jusqu’en 1585 où Pierre DAIREAUX, marchand de mercerie et de grosserie, en fit l’acquisition.
C’est en 1735 que Robert Le Breton, avocat au Parlement de Rouen, acheta cette demeure et en 1788, son petit fils, Nicolas-Henry-Robert de Grimouville-Larchant le cédera au chanoine du chapitre de Coutances, Thomas, François, Sébastien Fontaine.
A la mort de ce dernier le 24 Germinal de l’an V, ses héritiers vendent la propriété du Vaudôme, divisée alors en plusieurs parcelles. Diverses familles en seront les acquéreurs : familles Daniel, Bindault, Lecourt. D’autres familles se succéderont en ces lieux, au cours des années qui suivront, et ce jusqu’en 1940. Mais le 15 août de cette année, les Allemands réquisitionnent le Vaudôme pour y placer un camp de prisonniers français, 250 prisonniers environ, qui y resteront jusqu’au 21 novembre, date de leur départ pour l’Allemagne.
Après « la libération », les bâtiments seront occupés, de 1944 à 1946, par les élèves de l’Ecole Germain de Coutances. Une station agricole s’y installe ensuite. Et c’est en 2002 que les ateliers AUBERT-LABANSAT ont fait l’acquisition du Vaudôme.
Et la longue histoire du « Vaudôme » – depuis le XIVème siècle – continue…
Respect des lieux
Préservation. Le déploiement de l’activité des Ateliers Aubert-Labansat sur le site du Vaudôme depuis 2006 à Coutances allait de pair avec l’engagement dans une démarche Haute Qualité Environnementale et l’obtention du label HQE. A commencer par le respect du site dont les origines remontent au XIVe siècle. Les 3,5 ha du Vaudôme ont ainsi été préservés et font progressivement l’objet d’aménagements paysagers conformes à l’identité des lieux.
Conservation. Pour mettre en place le nouvel atelier de production de 2 300 m2, seule une haie de 50 m a été supprimée. 80 m de haies ont été replantés par ailleurs. De même, l’ancienne tabulation a été démontée pierre par pierre. Une partie de celles-ci été utilisée pour la construction du muret de parement en façade du nouvel atelier de production. Les autres pierres ont été stockées et serviront à la restauration des différents bâtiments anciens du site. La forme cintrée du fronton de l’atelier vient quant à elle en écho avec la façade du manoir qui abrite aujourd’hui les bureaux de l’entreprise.

Le choix du bois. Toujours dans le respect de l’esprit d’origine du lieu, le choix du bois l’a bien sûr emporté pour le bardage de la façade de l’atelier. L’habillage métallique, même s’il reste plus rapide à mettre en œuvre, n’avait pas sa place ici. Pas plus qu’un bois exotique d’ailleurs, synonyme de déforestation. Le mélèze, naturellement imputrescible, s’est très vite imposé. Sans traitement ni ajout de produits de conservation, il se patinera avec le temps. Les 1 600 m2 de bardage bois vont ainsi se teinter de gris pour se fondre progressivement avec la pierre locale et les bâtiments environnants. La charpente et les structures sont, elles, bâties en épicéa.
Respect des hommes
La démarche HQE concerne autant le confort de travail des hommes que leur environnement naturel. En concertation avec la Caisse Régionale d’Assurance Maladie (CRAM), le nouvel outil de production des Ateliers Aubert-Labansat a été pensé comme un facteur de bien-être pour les salariés de l’entreprise.
Lumière. Dans le nouvel atelier, l’activité se déroule quasi exclusivement en lumière naturelle. En plus des ouvertures en façade, les parties du bardage en polycarbonate laissent passer la lumière sans pour autant être transparentes. Les fenêtres et les puits de lumière en toiture complètent le dispositif et favorisent la diffusion d’un éclairage homogène.
Bruit. Une cloison anti-bruit de 40 m de long sépare la zone machines de la zone de montage. En bois perforé et doublée d’une épaisseur de laine de roche, telle une salle de concert, la cloison absorbe naturellement les sons et diminue considérablement le niveau sonore du lieu. De même, le système de plafond est perforé de façon à réduire au maximum le phénomène de réverbération des machines.
Sécurité. Les différents espaces (charpente, menuiserie, assemblage…) et les systèmes de flux ont été optimisés à travers les 2 300 m2 de l’atelier de façon à permettre une circulation la plus rationnelle possible. Chaque poste de travail est équipé d’un bloc électrique en suspension permettant de n’avoir aucun fil électrique sur le sol. Un véritable gage de sécurité pour les hommes de l’entreprise.
Respect de la nature
L’ensemble des dispositions environnementales a été pensé et mis en œuvre en conformité avec les préconisations du cahier des charges décrit par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME).
Chauffage. Un important dispositif d’aspiration des copeaux permet d’alimenter une chaudière bois et d’être en capacité de chauffer l’ensemble des bâtiments ; bureaux situés à 50 m compris. Le tout avec un niveau de transport des poussières acceptable visé par la CRAM. L’ensemble des machines est branché sur le réseau d’aspiration. 99% des déchets sont ainsi captés, directement à la source, sans avoir touché le sol. Ils sont ensuite convoyés et stockés dans un silo ne contenant que du bois propre. En plus de copeaux, tous les déchets et chutes de bois propres sont également récupérés pour alimenter la chaudière.
Déchets. Une zone de dépôt constituée de bennes de tri pour les déchets du site, mais également ceux issus des chantiers de l’entreprise, est en place à proximité immédiate de l’atelier. Tout ce qui peut être recyclable est valorisé. Les anciennes fenêtres sont ainsi démontées pour récupérer le verre, le fer… Par ailleurs, les salariés participent, tout comme chez eux, au tri des déchets courants via le local de tri installé pour le verre, les papiers et les plastiques.
Eau. Le décapage des bois anciens tel que le pratiquent les Ateliers Aubert-Labansat passe nécessairement par une étape de rinçage à l’eau. Dans le respect des préconisations HQE et en lien avec l’Agence de l’Eau, une cuve de prétraitement a été spécifiquement conçue pour permettre à ces eaux de rinçage de pouvoir être ensuite réacheminées vers les centres de retraitement de la ville.
Respect d’une tradition
Pour les Ateliers Aubert-Labansat, l’exigence d’un site de production labellisé Haute Qualité Environnementale, c’est aussi une façon de renouer avec le bon sens des anciens dans leur façon d’aborder le traitement des constructions. Respect des matériaux, rationalisation des techniques, lutte contre le gaspillage, travail en conscience, harmonie avec l’environnement… La démarche HQE telle qu’elle a été mise en œuvre sur le site du Vaudôme constitue une façon pragmatique de réinjecter du bon sens dans l’entreprise. Une démarche longue, parfois contraignante, mais toujours en adéquation avec la sensibilité profonde des Ateliers et leur éthique.




| Conception graphique