Actualités
04/09/2009PARIS VII – Ministère de La Défense – Hôtel de Brienne – Restauration des salons du rez-de-chaussée
Rappel Historique
La construction de l’hôtel de Brienne fut entreprise de 1723 à 1730 selon les plans de François DEBIAS-AUBRY. Après la marquise de PRIE, la marquise de LA VRILLIERE et la princesse de CONTI, c’est comte de LOMENIE de BRIENNE qui donna son nom à l’hôtel. Acheté par Lucien BONAPARTE le 8 juillet 1802, puis par Madame Mère en 1805 qui le garda jusqu’en 1817, l’hôtel fut acheté par l’État pour y loger le ministère de la Guerre, affectation qu’il a conservé jusqu’à nos jours.
Implanté entre cour et jardin, constitué d’un corps central prolongé d’ailes basses côté cour et côté jardin, surélevées ensuite tardivement, l’hôtel de BRIENNE a conservé intactes nombre de ses dispositions et décors du XVIIIème siècle.
Parties d’intervention
Le salon HM18
L’ensemble de ce décor paraît cohérent, résultat des aménagements du début du XIXème. Il est donc proposé de le conserver en l’état, et d’en assurer la restauration.
Dans sa globalité le décor est dans un état moyen de conservation. Il présente notamment des altérations et des problèmes de stabilité sur ses boiseries.
On peut notamment observer sur les lambris des déformations assez importantes au niveau des assemblages et des panneaux qui sont à la fois dues à une hygrométrie insuffisante, aux mutilations successives provoquées par l’installation de l’électricité (coupe des appuis), à des défauts de fixation d’ouvrages lourds rapportés (miroirs) et à l’abondance des masticages et des couches de peinture qui brident les bois.
Les moulures et les ornements sont empattés par les différentes campagnes de peintures et ont perdu de leur lisibilité. Ce problème concerne à la fois les boiseries, les ornements du plafond et les dessus-de-porte en stuc. Les peintures et les dorures sont également vétustes et les nombreuses retouches sont très visibles.
Le parquet est de qualité médiocre. Il semble avoir été restauré à plusieurs reprises et les nouvelles lames sont mal intégrées. Les bois ont été récemment poncés, puis vernis.
Le salon HM19A
L’état sanitaire général de ce salon est plutôt satisfaisant. Seules quelques désordres sont à observer, notamment sur les menuiseries les plus anciennes : fissures et problème d’ouvertures d’assemblages au niveau des menuiseries de volets, des vantaux de portes, …
Les aménagements récents, difficilement intégrés sont également à noter : plinthes en plaquage vissées et bordées par endroit de cache-câbles. L’usure et la fatigue des parements est à souligner : tentures des murs présentant des traces de salissures, rideaux et tringles présentant un problème de présentation, parement en briques à l’intérieur de la cheminée,…
Le salon HM19B
Le décor de ce salon semble en bon état de conservation générale. Aucune pathologie particulière n’est à déplorer. Seuls quelques problèmes de présentation peuvent être notés : rideaux peu intégré, la grille du cache radiateur, situé dans l’allège de la fenêtre, trop transparente, laisse apercevoir une installation de chauffage très peu esthétique.
Au sol la présence de la moquette ne permet pas de connaître l’état de conservation du parquet supposé.
| Conception graphique